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17 décembre, 2008

Sport et culture taylorienne

Le texte suivant montre que le taylorisme est plus qu’une simple technique d’organisation du travail, c’est un véritable système de normes et de valeurs (et donc une culture), particulièrement vivace aux Etats-Unis.

Sport et culture taylorienne krzyzewsky_main

Le sport américain : une culture taylorienne

Un Européen (que dire d’un Brésilien !) se trouvant sur un terrain de football aux Etats-Unis sera fort étonné de voir des joueurs, spontanément, s’entraîner des heures durant à faire des remises en touche, geste rarement travaillé ailleurs. Cette recherche de la spécialisation et de la mécanisation du geste, souvent présente en sport, est caractéristique de la conception américaine nourrie de culture taylorienne. On la trouvera encore plus développée au basketball, sport inventé aux États-Unis par un pasteur de la YMCA et « rationnellement conçu en vue d’une fin précise« . La recherche permanente d’efficacité productive s’y matérialise par l’application de la double division des tâches

- Division horizontale : les Américains ont inventé la notion de role player, celui oui a une fonction précise et limitée, telle que tirer de loin, neutraliser l’attaquant adverse ou récupérer les tirs manqués. Il n’intervient que sur certaines séquences d’action déterminées. Les schémas tactiques inlassablement répétés sont très rigoureusement appliqués.

- Division verticale : au moins dans le basket universitaire, l’entraîneur tout-puissant définit les tactiques, change les joueurs, imprime un style de jeu à l’équipe. Il n’est pas rare que les joueurs n’entrant pas dans les schémas tactiques du coach soient éliminés de l’équipe. L’entraîneur est souvent la vedette de l’équipe (il est aussi parfois le seul blanc, il est vrai…).

La rationalisation est facilitée par une utilisation permanente des statistiques (sur un match important, une équipe de statisticiens de dix personnes environ collecte l’information tout au long du match) portant sur une dizaine de critères de performances pour chaque joueur et pour l’ensemble de l’équipe. Les spectateurs et téléspectateurs, formés à la même culture, reçoivent ces statistiques en temps réel et savent les interpréter.

La taylorisation du basket souffre de deux exceptions : le jeu des rues, informel, est parfaitement libre. Le jeu professionnel, qui doit produire du spectacle pour être rentable, s’organise autour de quelques vedettes, les all around players, qui échappent aux consignes.

Cette organisation taylorienne s’oppose à la conception yougoslave du jeu, dans laquelle au contraire on privilégie le jeu libre. Elle a été illustrée par la transformation de la vedette croate D. Petrovic, fameux pour sa créativité et ses dons d’improvisation, transformé en véritable machine à tirer de loin quand il a rejoint une équipe américaine. Elle peut expliquer pourquoi la Yougoslavie, avec une base de 30 000 joueurs licenciés, a souvent menacé la suprématie des États-Unis, avec leurs millions de joueurs et leurs moyens financiers gigantesques.

Mais le plus taylorien des sports est aussi le plus exclusivement américain. Au football américain, l’équipe utilise des joueurs différents selon qu’elle attaque ou défend, avec des entraîneurs spécialisés sous l’autorité d’un entraîneur-chef. Certains joueurs sont entraînés chaque jour uniquement à neutraliser un adversaire dans une certaine position ou à tirer des coups de pieds (qui interviennent cinq à dix fois par match). L’ordinateur est utilisé pour définir la tactique à suivre, elle est donnée aux joueurs assemblés sur le terrain et définit précisément la position et l’action de chacun. Un seul joueur sur le terrain, le quaterback, possède une marge d’initiative.

Pascal Combemale et Arnaud Parienty, La Productivité, Nathan, 1994

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Par rouxses le 17 décembre, 2008 dans Terminale
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21 novembre, 2008

Le Bhoutan et le BNB

 

Pour alimenter les débats lancés en cours sur la croissance, le développement durable, la décroissance, la mesure du bien-être et peut-être aussi le sens de l’activité économique…

L’exemple d’un pays méconnu qui tourne le dos à nos valeurs économiques: le Bhoutan, pays situé près de l’Inde. Cet article du nouvel observateur fait référence à ses valeurs qui trouvent leur source dans le Bouddhisme.

Naïveté utopique ? Courage politique ? Exemple à suivre ?  À vous d’en juger… et de réagir !

 

Le Bhoutan et le BNB dans Premiere bhoutan

 

_____________________________________________________________________________________ Le Bhoutan vante le Bonheur national brut

NOUVELOBS.COM | 10.11.2008 | (retrouvez l’article sur le site en cliquant sur la photo)  

597308 dans Premiere

« Dans ce monde qui change si vite, si nous n’avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n’avons rien! », a déclaré le souverain du Bhoutan (Photo prise le 7 novembre)

 

Le nouveau souverain du Bhoutan Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, a réaffirmé samedi l’importance du « Bonheur national brut » (BNB), a-t-on appris lundi 10 novembre.
Cette philosophie prônant un développement à la fois économique et moral fut inventée dans les années 1970 par l’ancien roi Jigme Singye Wangchuck, qui a abdiqué il y a deux ans et dont le fils âgé de 28 ans, vient d’être couronné cinquième « Roi Dragon » de la « Terre du Dragon Tonnerre ».
Le « Bonheur national brut » (BNB) a été hissé au rang de statistique officielle et la commission bhoutanaise ad hoc estime que 68% des 670.000 sujets du royaume sont « heureux ».
Mais le BNB ressemble surtout à une idéologie nationaliste véhiculée par le régime monarchiste et fondée sur la quête d’une croissance économique « responsable » et respectueuse de l’environnement et sur la défense d’une forte identité culturelle.

« L’essence » du BNB

Devant des dizaines de milliers de ses sujets rassemblés ce week-end dans la capitale Thimphou, le plus jeune souverain au monde a prévenu que « dans ce monde qui change si vite, si nous n’avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n’avons rien! Voilà l’essence du ‘Bonheur national brut’ ».
Le roi n’a pas parlé explicitement de la tempête financière mondiale, mais d’après Françoise Pommaret, directrice de recherche du CNRS en poste à Thimphou, « les Bhoutanais sont convaincus que le BNB peut être un remède à la crise ».
« Le BNB, c’est tout simplement un antidote contre la cupidité qui a conduit tout droit à la crise financière », juge ainsi Tenzing Lamsang, journaliste au quotidien d’Etat Kuensel.
D’ailleurs, à la mi-septembre, dès le début de la débâcle boursière, le Premier ministre Jigmi Thinley avait plaidé devant l’Assemblée générale des Nations unies pour « repenser nos valeurs ».
« En tant qu’être humains, il nous faut plus que des biens matériels », a répété le chef du gouvernement de cette jeune monarchie constitutionnelle et dernière-née des démocraties de la planète après ses premières élections législatives au printemps.
« Notre pays est de plus en plus heureux. Nous sommes un peuple heureux qui va continuer à se développer économiquement et spirituellement », a assuré le Premier ministre d’un pays jamais colonisé, longtemps isolationniste mais aujourd’hui en pleine modernisation et de plus en plus ouvert à la mondialisation.

Croissance de 8%

De fait, le Bhoutan, grand comme la Suisse, s’en sort plutôt bien.
Il affiche un taux de croissance de 8% grâce à l’agriculture, l’industrie du bois, la production d’électricité et d’acier et le tourisme haut de gamme. Thimphou et les bourgades qui s’étendent jusqu’à la frontière indienne au sud pourraient servir de modèle à l’Inde ou au Népal en termes d’infrastructures et de propreté.
Les Bhoutanais bénéficient aussi de systèmes d’éducation et de santé totalement gratuits.
« Ce qui compte pour moi, ce sont l’école, la santé et le bien-être moral », témoigne Phurb Dorji, un médecin qui croit dur comme fer au BNB. « Tant que vous avez assez d’argent pour dormir, manger et vous habiller, c’est franchement suffisant », approuve Sonam Phunbho, une commerçante.
Même les adolescents de Thimphou, qui ont adopté le jean taille basse, l’internet et la télévision par satellite pensent aussi, comme Tashi Tobgay, que « cela n’a aucun sens de développer un pays sans penser au bonheur de son peuple ».
« Le monde entier est matérialiste. Puis il en a, plus il en veut et pourtant il n’est pas heureux. Ce n’est pas la peine de nous copier, mais il faudrait juste regarder ce que l’on a fait », conclut Phurb Dorji.

 

Par rouxses le 21 novembre, 2008 dans Premiere, Terminale
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14 novembre, 2008

Une innovation : le conteneur standardisé

L’article suivant, tiré du quotidien Les Echos du 25 septembre 2006, illustre parfaitement la notion d’externalité de réseau que nous avons étudiée cette semaine en cours (pour expliquer les théories de la croissance endogène)  et la standardisation qu’elle nécessite pour pouvoir pleinement générer des rendements croissants. Cet exemple sera aussi important pour illustrer le chapitre sur la mondialisation des flux de marchandises (que vous étudiez actuellement en Histoire-Géographie).

Une innovation : le conteneur standardisé conteneur_1

 

LA BOÎTE QUI A CHANGÉ LE MONDE

Elle mesure 12 mètres de long, 2,6 ou 2,9 mètres de haut, et 2,4 mètres de large. Elle peut transporter jusqu’à 29 tonnes dans un volume d’utilisation recommandé de 60 mètres cubes, soit des marchandises d’une valeur d’environ 500.000 dollars (ou plus) vendues au détail. Cette boîte et son contenu peuvent être transportés en un mois partout dans le monde où il y a des ports équipés, des chemins de fer, des locomotives, des wagons plats, des semi-remorques, du gazole et des routes.

Cette boîte, c’est le conteneur standardisé. Il permet de transporter des marchandises non fragiles, non périssables, de toute usine moderne équipée d’une aire de chargement à tout entrepôt moderne n’importe où dans le monde, pour environ 1 % de la valeur au détail. Le transport s’effectue en effet pour un coût marginal d’environ 5.000 dollars, soit moins qu’un billet d’avion en première classe, comme le fait remarquer Marc Levinson, auteur de l’excellent ouvrage « The Box : How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger ». Dans les années 1960, le coût du transport international de la plupart des marchandises représentait facilement 10 % à 20 % de la valeur au détail. Le conteneur a tout changé.

Lorsque ma famille a acheté un lave-linge allemand à San Leandro, en Californie, les dix minutes que la vendeuse a passé à nous présenter le produit, ou le transfert de l’aire de chargement de San Leandro aux rangées de lave-linge du magasin, ont coûté davantage que le voyage d’Allemagne à San Leandro. Finalement, le coût de la livraison à domicile était huit fois supérieur à celui du transport de la machine d’Allemagne au magasin où nous l’avons achetée.

Le monde n’est certainement pas « plat », comme le pense le chroniqueur du « New York Times » Thomas Friedman. Mais, en termes économiques, il est très petit pour les marchandises non périssables et non fragiles. Et pourtant, le monde n’est petit que pour ceux qui sont reliés au réseau de transport par conteneurs. Les zones dépourvues de l’infrastructure nécessaire demeurent éloignées du système commercial qui transporte des machines allemandes des usines westphaliennes aux entrepôts californiens pour une bouchée de pain.

Par exemple, si votre approvisionnement en électricité n’est pas fiable, de sorte que vous n’êtes pas sûr de pouvoir faire fonctionner la pompe à gazole, vous n’êtes pas relié au réseau. Si votre volume de production est insuffisant pour remplir 60 mètres cubes à destination d’un seul pays, vous n’êtes pas relié au réseau.

De même, si les fonds nécessaires pour réparer vos routes ont été détournés, et si personne ne veut y laisser circuler des camions, vous n’êtes pas relié au réseau. Si votre système judiciaire fonctionne si mal que peu d’étrangers lui font confiance pour garantir la propriété de leurs biens, vous n’êtes pas relié au réseau. Si personne ne connaît votre produit, vous n’êtes pas relié au réseau. Si vos entrepreneurs ne peuvent rien faire sans attirer des escrocs bénéficiant d’appuis politiques, vous n’êtes pas relié au réseau.

Pour toute zone pauvre de l’économie mondiale, être relié au réseau de transport par conteneurs est une chance immense. Mais il faut pour cela que tout – les infrastructures, l’échelle, l’administration, le gouvernement et la connaissance de votre production à l’étranger – fonctionne bien. Et si vous n’avez pas commencé par établir les liens permettant à vos ouvriers et à leurs patrons de savoir quels produits manufacturés sont susceptibles de générer une forte demande dans les zones riches postindustrielles de l’économie mondiale, peu importe que vous soyez relié au réseau.

On a fait couler beaucoup d’encre sur les technologies de télécommunications. Certes, aujourd’hui, vous pouvez parler à n’importe qui n’importe où. Mais c’est le conteneur standardisé qui semble avoir aboli les distances d’une manière plus efficace et jusqu’ici plus significative. Car, sur le plan commercial du moins, les marchandises que nous transportons par-delà les océans sont bien plus importantes que nos bavardages internationaux.

J. BRADFORD DELONG est professeur à l’Université de Californie (Berkeley).

 

Par rouxses le 14 novembre, 2008 dans Terminale
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5 novembre, 2008

Résultats élections américaines

Les résultats et le nombre de grands électeurs Etat par Etat (cliquez sur la photo)

 

Résultats élections américaines  dans option science po obama_magazine_covers_2008

 

 

Par rouxses le 5 novembre, 2008 dans option science po
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31 octobre, 2008

Leçon sociologie CAPES : La ville peut-elle être considérée comme un « laboratoire du social » ?

Eléments de correction

 

L’expression laboratoire du social est entre guillemets car elle fait allusion à une formule de Rober Park, sociologue de l’école de Chicago. Il va sans dire que (re)connaître cette référence est un plus incontestable. Le mot laboratoire renvoie à la démarche scientifique : en quoi la ville est-elle un lieu privilégié pour la démarche sociologique (objets, ex. l’individualisme et méthode, ex. l’observation, l’enquête urbaine) ? Il faut bien sûr situer le contexte de l’urbanisation et la mettre en parallèle avec la naissance de la sociologie (entendue comme étude des « sociétés chaudes » en proie au changement social) au XIX°. Il peut être utile de faire référence à la dimension symbolique de la ville : image de modernité, de multiculturalisme (Babylone) mais aussi de décadence (idéologie romantique)

 

Un plan possible parmi d’autres (celui là insiste sur la dimension épistémologique de la ville laboratoire pour le sociologue mais on pouvait prendre l’angle plus instrumental de la politique urbaine, à condition de bien maîtriser les exemples liés à cette approche).

  I. La ville : un espace social objectivé

A. Ségrégation sociale/ségrégation spatiale

On montrera ici que la ville n’est pas un espace indifférencié. Cf géographie sociale de Booth. Pinçon. Stratégies d’habitation, orientation des quartiers, marché immobilier, gentrification (la bourgeoisie = classe historiquement urbaine). Ville = petite société concentrée observable directement (bâtiments, corps, vitrines…). P. ex. la traversée de la rue St Catherine est un petit voyage dans la société bordelaise. On peut aussi faire réf  à Yankee city de Warner (ville maquette de la société américaine).

 B. La ville support de la modernité

Figure urbaine (souvent traitée ici de façon abstraite et ideal typique): modernité, dialectique liberté/anomie (Simmel, Riesman…), communauté/société (Tönnies mais aussi Durkheim et Weber peuvent être ici mobilisés avec profit).

 

   II. La ville comme lieu d’interactions

A. Un terrain d’observations

Park écologie urbaine, réconciliation ethno/socio, observation participante, enquête (même s’il faut être prudent avec cette notion cf article Wikipédia). Lieu d’innovations méthodologiques, insertion du sociologue dans son terrain.

B. La ville trajectoire : désorganisation et intégration

Etudes sur la déviance (Violences « urbaines). Ecole de Chicago : paradigme de la ville stratifiée comme creuset de l’intégration (Burgess, Anderson) y compris par la déviance (Whyte) => démarche interactionniste et construction des normes (tradition américaine : Goffman, Becker, Merton). Ville = labo du changement social et des acteurs nouveaux (vision qui a influencé Dubet dans la Galère).

Conclusion

Ville terrain privilégié car s’y posent les pb constitutifs de la sociologie moderne (anomie, déviance, inégalités…) Ex récent étude de Wacquant sur la boxe (Corps et âme) qui se situe dans le ghetto noir de Chicago. Ouverture : ville terrain d’expériences politiques (ex. plan banlieue) mais aussi de préconstructions (ex les pb de banlieur, la violence (forcément ?) urbaine… La sociologie et la société ont peut-être oublié les non urbains qui ne sont pas forcément des ruraux : cf la France Invisible, les « gars du coin »…

 

Quelques pistes bibliographiques (j’ai privilégié les références rapidement accessibles)

 

Beaud Stéphane (dir. ) La France invisible

Daniel Breslau, « Robert Park et l’écologie humaine » et « L’école de Chicago existe-t-elle ? », Actes de la Recherche en Science sociales 74, 1988, pp. 55-65 (lisibles en ligne : http://www.persee.fr)

Fijalkow Yankel, sociologie de la ville, Repères, La Découverte

Grafmeyer Yves, Sociologie urbaine, Aramnd Colin collection 128.

U. Hannerz -Explorer la ville – Minuit – 1983

Pinçon, Pinçon-Charlot ? Dans les beaux quartiers, Sociologie de la bourgeoisie, de Paris

Renahy Nicolas, Les gars du coin, Enquête sur une jeunesse rurale. La Découverte, 2005. (présentation en ligne : http://socio.ens-lsh.fr/livres/livres_renahy_presentation.php)

Topalov Christian, La ville, « terre inconnue ». L’enquête de Charles Booth et le peuple de Londres, 1886-1891, Genèses n°5, 1991, (article remarquable consultable aussi sur Persée).

Wacquant Loïc, Corps et âme, Agone.

W. F. Whyte – Street Corner Society – La Decouverte

 

Quelques liens encore :

 

http://fr.wikipedia.org/wiki/Sociologie_urbaine

http://fr.wikipedia.org/wiki/%C3%89cole_de_Chicago_%28sociologie%29

 

Un morceau de la carte de Booth: (cliquez sur la carte pour en savoir plus)

 

Leçon sociologie CAPES : La ville peut-elle être considérée comme un

booth-map1 dans CAPES 

1. YELLOW: Upper-middle and Upper classes. Wealthy. 2. RED: Middle class. Well-to-do
3. PINK: Fairly comfortable. Good ordinary earnings. 4. BLUE: Poor. 18s. to 21s. a week for a moderate family

 

Par rouxses le 31 octobre, 2008 dans CAPES
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28 octobre, 2008

Lectures terminale (attention liste évolutive !)

Vous devez choisir un livre dans la liste suivante (ou m’en proposer un) et rédiger une fiche synthétique pour la rentrée des vacances de février. Celle-ci se composera d’un résumé de chaque chapitre et d’un bilan critique (« ce que cet ouvrage m’a apporté/ ce qui m’a déplu »). 2 ou 3 élèves par titre maximum . Attention, les premiers à choisir seront les premiers servis !                                                                                                                                                       

ECONOMIE

ARTUS Patrick, VIRARD Marie-Paule, Le capitalisme est en train de s’autodétruire, La Découverte, 2005. Morgan Cames – Julien Relaix

BERGER Suzanne, Notre première mondialisation. Leçons d’un échec oublié, Seuil, La République des idées, 2003. Meryl Bouchet

COHEN Daniel, Richesse du monde, pauvreté des Nations, Flammarion, 1997. Rémy Saubesty – Maxime Méchin

COHEN Daniel, Nos temps modernes, Flammarion, 2000. Philippe Henry

COHEN Daniel, La mondialisation et ses ennemis, Hachette, Pluriel, 2005. Pauline Pujolle

COHEN Daniel, Trois leçons sur la société post-industrielle, Le Seuil, 2006.

COMBEMALE Pascal, Introduction à Keynes, La Découverte, Repères n° 258, 2006. Nicolas Guimont - Mathieu Tugas

DUVAL Guillaume, Sommes-nous des paresseux ? Et 30 autres questions sur la France et les Français, Seuil, 2008. Romain Calmé – Aliénor Maestri

GENEREUX Jacques, Les Vraies Lois de l’économie Vol. 1, novembre 2001, Vol. 2. octobre 2002, Edition intégrale, octobre 2005. (un volume au choix ou l’intégrale)

KRUGMAN Paul R., La mondialisation n’est pas coupable : vertus et limites du libre-échange, La Découverte poche, 2000 (certains chapitres, à voir avec moi).  Nolwenn Hamon

LANDRIEU Josée , LENA Véronique, Cinq histoires pour changer le monde (sans trop se raconter d’histoires), éditions de l’Aube, 2002.

 

SOCIOLOGIE

AMRANI Younes, Pays de malheur. Un jeune de cité écrit à un sociologue, La Découverte, 2005. Maria Zerrifi – Eva Martinez – Lauriane Roumillac

BAUDELOT Christian, ETABLET Roger. Allez les filles !, Point Seuil (poche), 1998.  Aliénor Maestri – Laure Houdard – Marie Schmitz

BAUDELOT Christian, ETABLET Roger. Quoi de neuf chez les filles ? Entre stéréotypes et libertés, Nathan, 2007.  Pauline Pujolle

BOURDIEU, Sur la télévision, Raisons d’agir, Liber éditions, 1996. Marine Le Meur – Laure Teinturier – Justine Langlois

CASTEL Robert, L’insécurité sociale. Qu’est-ce qu’être protégé ?, Le Seuil, 2003. Alexa Clémenceau

CHAUVEL Louis, Les classes moyennes à la dérive, Seuil, La République des idées, 2006. Anaïs Chauvet – Flavie Vermillard

HERPIN Nicolas, Le pouvoir des grands. De l’influence de la taille des hommes sur leur statut social, La Découverte, Repères n° 469, 2006. Sandra Laforgue – Olivier Hernandez

NEVEU Erik, Sociologie des mouvements sociaux, La Découverte, Repères n° 469, 2004.

NOIRIEL Gérard, Les ouvriers dans la société française, Paris, Seuil, 2002. Godrie Maxime

PINÇON Claude et PINÇON-CHARLOT Monique, Sociologie de la bourgeoisie, La Découverte, Repères n° 294, 2000. Tania Dramé – Laetitia Riclot

Par rouxses le 28 octobre, 2008 dans Terminale
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Graphique variation du PIB (devoirs de vacances première)

Graphique variation du PIB (devoirs de vacances première) dans Premiere la-croissance-eco1copie

 

 note: 5,6 % et 2,3 % sont des taux de croissance annuelle moyenne (TCAM), calculés sur deux périodes clefs (Trente Glorieuses et Trente « Piteuses »).

Voici le genre de  questions que m’inspire un tel graphique :

1) À quelle condition les données sur le PIB sont-elles exploitables ? Rappelez la formule qui a permis de les transformer. 

2) Quelles années le PIB a-t-il baissé en France ?

3) Faites un commentaire général du graphique. 

Rendez-vous dans la rubrique « commentaires » pour une FAQ !!!

 

 

Par rouxses le 28 octobre, 2008 dans Premiere
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13 octobre, 2008

Paul Krugman prix « Nobel » d’économie 2008

Un des meilleurs économistes américains contemporains récompensé (cliquez sur sa photo)

 

Paul Krugman prix

J’ai aussi ajouté sa page personnelle sur les liens. L’occasion de travailler son Anglais.

 

Son ouvrage « la mondialisation n’est pas coupable » fera partie de la liste des livres de terminale que je mettrai bientôt sur le blog (il faudra en choisir un, le lire et le résumer).

Par rouxses le 13 octobre, 2008 dans Premiere, Terminale
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9 octobre, 2008

L’expérience de Stanley Milgram 1

Un extrait du film I comme Icare qui retrace les grandes lignes de cette expérience étudiée en cours pour illustrer les dérives de la domination rationnelle-légale.
http://www.dailymotion.com/video/k44GUyqjRdaLihnXzE

Par rouxses le 9 octobre, 2008 dans option science po
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30 septembre, 2008

Les fordismes

Les fordismes Ford_T_1916

 

Comme nous l’avons vu le fordisme est une notion qui a deux sens liés mais qu’il ne faut pas confondre.

Un sens organisationnel: c’est la mécanisation de l’organisation du travail mise en place par Henry Ford (1863-1947) à partir de 1914 (voir chapitre 2). Cette mécanisation a conduit à une forte standardisation de ses automobiles. Ford est aussi connu pour avoir favoriser la consommation de ses ouvriers en les augmentant (le fameux « Five $ a day »).

 

Un sens macroéconomique: c’est un mode de régulation de l’économie qui repose sur une distribution des gains de productivité aux salariés sous forme de hausse du pouvoir d’achat. La consommation de masse entraîne alors la production de masse dans un cercle vertueux favorisant la croissance. Ce mécanisme caractérise plutôt bien les Trente Glorieuses dans les pays occidentaux (notez au passage que Ford était mort à cette époque, attention aux anachronismes lus en IFE).

Si vous cliquez sur la Ford T, vous accèderez à un excellent diaporama créé par un collègue qui vous expliquera tout cela en images.

 


 

 

 

Par rouxses le 30 septembre, 2008 dans Terminale
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