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21 novembre, 2008

Le Bhoutan et le BNB

 

Pour alimenter les débats lancés en cours sur la croissance, le développement durable, la décroissance, la mesure du bien-être et peut-être aussi le sens de l’activité économique…

L’exemple d’un pays méconnu qui tourne le dos à nos valeurs économiques: le Bhoutan, pays situé près de l’Inde. Cet article du nouvel observateur fait référence à ses valeurs qui trouvent leur source dans le Bouddhisme.

Naïveté utopique ? Courage politique ? Exemple à suivre ?  À vous d’en juger… et de réagir !

 

Le Bhoutan et le BNB dans Premiere bhoutan

 

_____________________________________________________________________________________ Le Bhoutan vante le Bonheur national brut

NOUVELOBS.COM | 10.11.2008 | (retrouvez l’article sur le site en cliquant sur la photo)  

597308 dans Premiere

« Dans ce monde qui change si vite, si nous n’avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n’avons rien! », a déclaré le souverain du Bhoutan (Photo prise le 7 novembre)

 

Le nouveau souverain du Bhoutan Jigme Khesar Namgyel Wangchuck, a réaffirmé samedi l’importance du « Bonheur national brut » (BNB), a-t-on appris lundi 10 novembre.
Cette philosophie prônant un développement à la fois économique et moral fut inventée dans les années 1970 par l’ancien roi Jigme Singye Wangchuck, qui a abdiqué il y a deux ans et dont le fils âgé de 28 ans, vient d’être couronné cinquième « Roi Dragon » de la « Terre du Dragon Tonnerre ».
Le « Bonheur national brut » (BNB) a été hissé au rang de statistique officielle et la commission bhoutanaise ad hoc estime que 68% des 670.000 sujets du royaume sont « heureux ».
Mais le BNB ressemble surtout à une idéologie nationaliste véhiculée par le régime monarchiste et fondée sur la quête d’une croissance économique « responsable » et respectueuse de l’environnement et sur la défense d’une forte identité culturelle.

« L’essence » du BNB

Devant des dizaines de milliers de ses sujets rassemblés ce week-end dans la capitale Thimphou, le plus jeune souverain au monde a prévenu que « dans ce monde qui change si vite, si nous n’avons ni paix, ni sécurité, ni bonheur, nous n’avons rien! Voilà l’essence du ‘Bonheur national brut’ ».
Le roi n’a pas parlé explicitement de la tempête financière mondiale, mais d’après Françoise Pommaret, directrice de recherche du CNRS en poste à Thimphou, « les Bhoutanais sont convaincus que le BNB peut être un remède à la crise ».
« Le BNB, c’est tout simplement un antidote contre la cupidité qui a conduit tout droit à la crise financière », juge ainsi Tenzing Lamsang, journaliste au quotidien d’Etat Kuensel.
D’ailleurs, à la mi-septembre, dès le début de la débâcle boursière, le Premier ministre Jigmi Thinley avait plaidé devant l’Assemblée générale des Nations unies pour « repenser nos valeurs ».
« En tant qu’être humains, il nous faut plus que des biens matériels », a répété le chef du gouvernement de cette jeune monarchie constitutionnelle et dernière-née des démocraties de la planète après ses premières élections législatives au printemps.
« Notre pays est de plus en plus heureux. Nous sommes un peuple heureux qui va continuer à se développer économiquement et spirituellement », a assuré le Premier ministre d’un pays jamais colonisé, longtemps isolationniste mais aujourd’hui en pleine modernisation et de plus en plus ouvert à la mondialisation.

Croissance de 8%

De fait, le Bhoutan, grand comme la Suisse, s’en sort plutôt bien.
Il affiche un taux de croissance de 8% grâce à l’agriculture, l’industrie du bois, la production d’électricité et d’acier et le tourisme haut de gamme. Thimphou et les bourgades qui s’étendent jusqu’à la frontière indienne au sud pourraient servir de modèle à l’Inde ou au Népal en termes d’infrastructures et de propreté.
Les Bhoutanais bénéficient aussi de systèmes d’éducation et de santé totalement gratuits.
« Ce qui compte pour moi, ce sont l’école, la santé et le bien-être moral », témoigne Phurb Dorji, un médecin qui croit dur comme fer au BNB. « Tant que vous avez assez d’argent pour dormir, manger et vous habiller, c’est franchement suffisant », approuve Sonam Phunbho, une commerçante.
Même les adolescents de Thimphou, qui ont adopté le jean taille basse, l’internet et la télévision par satellite pensent aussi, comme Tashi Tobgay, que « cela n’a aucun sens de développer un pays sans penser au bonheur de son peuple ».
« Le monde entier est matérialiste. Puis il en a, plus il en veut et pourtant il n’est pas heureux. Ce n’est pas la peine de nous copier, mais il faudrait juste regarder ce que l’on a fait », conclut Phurb Dorji.

 

Par rouxses le 21 novembre, 2008 dans Premiere, Terminale
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14 novembre, 2008

Une innovation : le conteneur standardisé

L’article suivant, tiré du quotidien Les Echos du 25 septembre 2006, illustre parfaitement la notion d’externalité de réseau que nous avons étudiée cette semaine en cours (pour expliquer les théories de la croissance endogène)  et la standardisation qu’elle nécessite pour pouvoir pleinement générer des rendements croissants. Cet exemple sera aussi important pour illustrer le chapitre sur la mondialisation des flux de marchandises (que vous étudiez actuellement en Histoire-Géographie).

Une innovation : le conteneur standardisé conteneur_1

 

LA BOÎTE QUI A CHANGÉ LE MONDE

Elle mesure 12 mètres de long, 2,6 ou 2,9 mètres de haut, et 2,4 mètres de large. Elle peut transporter jusqu’à 29 tonnes dans un volume d’utilisation recommandé de 60 mètres cubes, soit des marchandises d’une valeur d’environ 500.000 dollars (ou plus) vendues au détail. Cette boîte et son contenu peuvent être transportés en un mois partout dans le monde où il y a des ports équipés, des chemins de fer, des locomotives, des wagons plats, des semi-remorques, du gazole et des routes.

Cette boîte, c’est le conteneur standardisé. Il permet de transporter des marchandises non fragiles, non périssables, de toute usine moderne équipée d’une aire de chargement à tout entrepôt moderne n’importe où dans le monde, pour environ 1 % de la valeur au détail. Le transport s’effectue en effet pour un coût marginal d’environ 5.000 dollars, soit moins qu’un billet d’avion en première classe, comme le fait remarquer Marc Levinson, auteur de l’excellent ouvrage « The Box : How the Shipping Container Made the World Smaller and the World Economy Bigger ». Dans les années 1960, le coût du transport international de la plupart des marchandises représentait facilement 10 % à 20 % de la valeur au détail. Le conteneur a tout changé.

Lorsque ma famille a acheté un lave-linge allemand à San Leandro, en Californie, les dix minutes que la vendeuse a passé à nous présenter le produit, ou le transfert de l’aire de chargement de San Leandro aux rangées de lave-linge du magasin, ont coûté davantage que le voyage d’Allemagne à San Leandro. Finalement, le coût de la livraison à domicile était huit fois supérieur à celui du transport de la machine d’Allemagne au magasin où nous l’avons achetée.

Le monde n’est certainement pas « plat », comme le pense le chroniqueur du « New York Times » Thomas Friedman. Mais, en termes économiques, il est très petit pour les marchandises non périssables et non fragiles. Et pourtant, le monde n’est petit que pour ceux qui sont reliés au réseau de transport par conteneurs. Les zones dépourvues de l’infrastructure nécessaire demeurent éloignées du système commercial qui transporte des machines allemandes des usines westphaliennes aux entrepôts californiens pour une bouchée de pain.

Par exemple, si votre approvisionnement en électricité n’est pas fiable, de sorte que vous n’êtes pas sûr de pouvoir faire fonctionner la pompe à gazole, vous n’êtes pas relié au réseau. Si votre volume de production est insuffisant pour remplir 60 mètres cubes à destination d’un seul pays, vous n’êtes pas relié au réseau.

De même, si les fonds nécessaires pour réparer vos routes ont été détournés, et si personne ne veut y laisser circuler des camions, vous n’êtes pas relié au réseau. Si votre système judiciaire fonctionne si mal que peu d’étrangers lui font confiance pour garantir la propriété de leurs biens, vous n’êtes pas relié au réseau. Si personne ne connaît votre produit, vous n’êtes pas relié au réseau. Si vos entrepreneurs ne peuvent rien faire sans attirer des escrocs bénéficiant d’appuis politiques, vous n’êtes pas relié au réseau.

Pour toute zone pauvre de l’économie mondiale, être relié au réseau de transport par conteneurs est une chance immense. Mais il faut pour cela que tout – les infrastructures, l’échelle, l’administration, le gouvernement et la connaissance de votre production à l’étranger – fonctionne bien. Et si vous n’avez pas commencé par établir les liens permettant à vos ouvriers et à leurs patrons de savoir quels produits manufacturés sont susceptibles de générer une forte demande dans les zones riches postindustrielles de l’économie mondiale, peu importe que vous soyez relié au réseau.

On a fait couler beaucoup d’encre sur les technologies de télécommunications. Certes, aujourd’hui, vous pouvez parler à n’importe qui n’importe où. Mais c’est le conteneur standardisé qui semble avoir aboli les distances d’une manière plus efficace et jusqu’ici plus significative. Car, sur le plan commercial du moins, les marchandises que nous transportons par-delà les océans sont bien plus importantes que nos bavardages internationaux.

J. BRADFORD DELONG est professeur à l’Université de Californie (Berkeley).

 

Par rouxses le 14 novembre, 2008 dans Terminale
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5 novembre, 2008

Résultats élections américaines

Les résultats et le nombre de grands électeurs Etat par Etat (cliquez sur la photo)

 

Résultats élections américaines  dans option science po obama_magazine_covers_2008

 

 

Par rouxses le 5 novembre, 2008 dans option science po
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