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5 septembre, 2008

Le PIB, toujours plus (Jean-Marie Harribey)

Un texte original de JMH sur les limites du PIB comme indicateur du bien-être..Jean-Marie Harribey

 Un économiste iconoclaste et souvent drôle (voir les liens pour retrouver sa page personnelle). 

 

Je produis, le PIB augmente ; tu produis, le PIB augmente aussi ; il détruit, le PIB augmente ; elle répare, le PIB augmente encore ; nous polluons, le PIB augmente ; vous dépolluez, le PIB augmente ; ils et elles (les économistes) calculent de combien le PIB augmente, le PIB augmente toujours. N’est-ce pas formidable l’économie ? Il y a toujours que des plus, jamais de moins. C’est bizarre et pourtant c’est logique. Le capital n’a qu’une raison d’être : croître et s’accumuler. Toute activité qui peut contribuer à l’accumulation a donc vocation à être investie par le capital : du plus matériel au plus immatériel, de l’objet au symbole, de l’alimentaire au culturel, du plus intime au collectif, du jouet à la santé, de l’éducation à la procréation, de l’eau à l’air, tout devient marchandise si le profit est au rendez-vous. Au besoin, on détruit pour avoir à reproduire, on pollue pour pouvoir dépolluer.

Source : J.-M. Harribey, « La démence sénile du capital », Bordeaux, Editions du passant, 2002.

Par rouxses le 5 septembre, 2008 dans Premiere, Terminale
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La révolution industrielle : clichés et questions


L'invention de la machine à vapeur serait la cause de la Révolution Industrielle

On appelle révolution industrielle (RI) la période de passage d’une économie dominée par l’agriculture à une économie  où prime la production industrielle. La première RI est lieu en Grande Bretagne et en Belgique au XVIII° siècle. La France, les Etats-Unis suivent au XIX° siècle.

Quelques caractéristiques économiques marquent cette période: le “décollage” de la croissance (take-off, expression de Rostow), le développement du rôle de l’Etat, de certaines infrastructures (comme le chemin de fer) et bien sûr des innovations technologiques, mais aussi des caractéristiques démographiques (la transition démographique(1)) et sociales (l’urbanisation, le développement du salariat, la montée de la bourgeoisie et de la classe ouvrière.

Cette révolution s’accompagne aussi de changements culturels (nouvelles normes, nouvelles valeurs) : goût pour le changement, individualisme, déclin de la pensée magique (rationalisation), idée d’égalité et de mobilité sociale.

Ces caractéristiques permettent de décrire la RI mais ne répondent pas vraiment à la question des causes. Il est en effet courant de présenter la RI comme une succession d’inventions qui révolutionnent l’industrie et la société toute entière sans que l’on sache vraiment ce qui pousse à innover et ce qui rend possible cet esprit d’entreprise qui se généralise. Pourquoi Léonard de Vinci, inventeur génial, n’a-t-il pas impulsé une RI à la Renaissance ?

Le rôle des valeurs, on le verra en cours, est sans doute primordial, avec un ensemble d’ingrédients qui font de la RI une « mayonnaise » qui se met à prendre d’un coup au XIX° dans les pays occidentaux.

(1) La transition démographique signifie qu’un pays connait une baisse conjointe de la mortalité et de la natalité à cause de son développement économique. Cela a pour conséquence une stabilisation de la population après une phase de hausse. Ce modèle se retrouve dans tous les pays, à des périodes différentes.

 

 

La transition démographique en courbes

 

 

 

Par rouxses le 5 septembre, 2008 dans Terminale
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